Nourrir les taures au parc fait partie de ma routine quotidienne durant l’été. Je consacre entre 20 et 30 minutes à remplir un chariot d’ensilage de maïs pour les taures et les vaches taries qui vivent dans ce parc extérieur.
C’est une tâche assez banale dans le fonctionnement de la ferme. Pourtant, elle ne consiste pas seulement à apporter de la nourriture. Ce passage quotidien dans le parc est aussi l’occasion de regarder les animaux, de vérifier leur état et de remarquer rapidement si quelque chose change.

Nourrir les taures au parc avec un chariot d’ensilage
Une cinquantaine de têtes passent l’été dans ce parc. Pour les nourrir, j’utilise deux chariots en alternance : j’apporte celui que je viens de remplir et je ramène le chariot vide de la veille.
L’ensilage de maïs est sorti du silo et transporté par le convoyeur jusque dans le chariot. Le Case IH JX80 sert ensuite à conduire celui-ci jusqu’au parc.


Il n’y a pas d’étape de distribution supplémentaire. Une fois le chariot installé, les animaux viennent manger directement dedans. Elles reconnaissent évidemment très bien l’arrivée du tracteur et ne tardent généralement pas à s’approcher.
Nourrir, mais aussi observer
Le remplissage et le déplacement du chariot occupent l’essentiel des 20 à 30 minutes nécessaires. Toutefois, le moment le plus important n’est pas forcément celui où l’ensilage tombe du convoyeur.
Quand les animaux se rassemblent pour manger, je peux observer leur comportement et leur état général. Une bête qui reste à l’écart, qui se déplace différemment ou qui semble moins intéressée par la nourriture attire rapidement l’attention.
C’est également à ce moment que je peux remarquer qu’une taure ou une vache tarie se prépare à vêler. Lorsqu’un vêlage approche, l’animal sera ramené à l’étable. Après la naissance du veau, elle rejoindra le reste du troupeau pour la traite.
Ce regard quotidien ne remplace évidemment pas les autres soins apportés aux animaux, mais il permet souvent de détecter rapidement une situation qui mérite une attention particulière.
Une tâche très dépendante de la météo
Par beau temps, cette routine est plutôt agréable. Le travail se fait dehors, au milieu des animaux, avec les champs tout autour.
Sous la pluie ou dans le mauvais temps, les mêmes 20 à 30 minutes peuvent toutefois devenir beaucoup moins plaisantes. Les précipitations des derniers jours ont notamment transformé une bonne partie du parc en terrain boueux.

C’est la même pluie qui nous avait récemment forcés à interrompre le pressage de la paille d’orge, laissant quelques centaines de balles au champ. Quelques jours plus tard, ses effets sont encore bien visibles sous les sabots des animaux et les roues du tracteur.
Une petite routine parmi tant d’autres
Remplir un chariot, l’amener au parc et rapporter celui qui est vide n’a rien de spectaculaire. C’est simplement l’une des nombreuses tâches qui reviennent chaque jour sur une ferme laitière.
Mais ces routines ont leur importance. Nourrir les taures au parc est l’objectif immédiat; prendre quelques minutes pour les regarder permet aussi de savoir comment elles vont et d’intervenir au bon moment.

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