Actualité agricole du 28 août 2026 : soya et innovation

Agronome examinant des plants de soya avec une tablette pendant qu’un drone survole le champ

Les nouvelles agricoles du jour portent sur la recherche et les investissements qui pourraient améliorer la productivité des fermes. Des chercheurs cherchent à mieux diagnostiquer les carences discrètes du soya, tandis qu’Ottawa renouvelle son soutien au réseau canadien d’automatisation et d’intelligence agricole.

Des carences invisibles peuvent limiter le rendement du soya

Des chercheurs de l’Université de Guelph travaillent à établir des seuils critiques dans les analyses foliaires pour le bore, le fer, le manganèse et le zinc. Leur objectif à long terme est de développer un outil utilisant l’intelligence artificielle pour détecter certaines carences avant qu’elles deviennent visibles à l’œil.

Les premiers travaux montrent que des déficiences ou même des toxicités peuvent réduire la croissance sans provoquer de symptômes évidents. Le chercheur Hugh Earl recommande donc de confirmer le problème par une analyse des tissus et de conserver une bande témoin lorsqu’un correctif est appliqué. L’application préventive de micronutriments sans diagnostic peut coûter inutilement et, dans certains cas, provoquer elle-même une toxicité.

L’équipe étudie aussi l’effet de la sécheresse sur la fixation biologique de l’azote. Dans ses essais, une bonne nodulation a amélioré le rendement du soya en sol pauvre en azote, autant avec une alimentation normale en eau qu’en situation de sécheresse sévère. Les recherches se poursuivent toutefois avant de pouvoir transformer ces observations en recommandations commerciales générales.

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Ottawa renouvelle 50 M$ pour accélérer les technologies agricoles

Le gouvernement fédéral accorde 50 millions de dollars supplémentaires au Réseau canadien d’automatisation et d’intelligence agroalimentaire, connu sous l’acronyme CAAIN. L’organisme utilisera cette enveloppe pour soutenir de nouveaux projets, élargir son réseau de fermes intelligentes et maintenir ses activités.

Créé en 2019, CAAIN finance le développement et l’adoption d’innovations susceptibles d’améliorer la productivité, la rentabilité ou la durabilité des entreprises agricoles. Le réseau affirme avoir investi 36 M$ dans 51 projets, soutenu 885 emplois et contribué à la création de plus de 100 actifs de propriété intellectuelle. Les projets appuyés auraient ensuite attiré plus de 500 M$ en investissements privés.

Une trentaine de projets ont terminé leur cycle de financement et certains produits ont déjà atteint le marché. Parmi les travaux soutenus figure un projet québécois utilisant l’intelligence artificielle pour améliorer le bien-être et la productivité dans les bâtiments porcins. La valeur de cette nouvelle enveloppe dépendra maintenant de sa capacité à faire passer d’autres technologies du stade expérimental à une utilisation réellement accessible dans les fermes.

Mon point de vue : Cet investissement est important. Il renforcera la capacité d’innovation du pays et aidera notre secteur agricole à devenir plus compétitif.

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